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Valéry Giscard d'Estaing

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Valéry Giscard D'Estaing, fils d'un fonctionnaire français ayant servi dans les forces d'occupation après la Première Guerre mondiale, est né en Allemagne le 2 février 1926. Formé à Paris, il a rejoint la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale, pour laquelle il a reçu la Croix de Guerre.

Après avoir terminé ses études à l'Ecole Polytechnique et à l'Ecole Nationale d'Administration, il rejoint l'Inspection Générale des Finances en 1952. Quatre ans plus tard, il est nommé Directeur Adjoint au Cabinet du Ministre des Finances.

En 1956, Giscard D'Estaing est élu à l'Assemblée nationale et devient secrétaire d'État aux Finances (1959-1962). Les autres postes incluent le ministre des Finances et des Affaires économiques (1962-1966 et 1969-1974) et le maire de Chamalières (1967-1974). Bien qu'il ait servi sous Charles De Gaulle, il est resté en dehors du mouvement gaulliste.

En 1974, Giscard D'Estaing bat François Mitterrand pour devenir président de la France. Fervent partisan de la Communauté économique européenne, pendant son mandat, il a joué un rôle crucial dans plusieurs initiatives internationales, notamment la création du Conseil européen, du Système monétaire européen, de l'Institut du désarmement et de la Conférence Nord-Sud.

D'autres réformes introduites par Giscard D'Estaing comprenaient la réforme de la loi sur le divorce et l'avortement, la réduction de l'âge de vote à dix-huit ans. Pendant son mandat, l'économie française a mal tourné et a été battue par François Mitterrand aux élections présidentielles de 1981. Il revient à l'Assemblée nationale et devient l'un des dirigeants du groupe de centre-droit Union pour la démocratie française.

Giscard D'Estaing a été président de la Commission des affaires étrangères (1987-1989) et membre du Parlement européen (1989-1993). Il revient à l'Assemblée nationale en 1993 et ​​redevient président de la Commission des affaires étrangères (1993-1997).

En décembre 2001, Giscard D'Estaing est nommé par le Conseil européen Président de la Convention sur l'avenir de l'Europe.


Valéry Giscard d'Estaing

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Valéry Giscard d'Estaing, (né le 2 février 1926 à Coblence, Allemagne - décédé le 2 décembre 2020, Loir-et-Cher, France), leader politique français, qui a été le troisième président de la Ve République française (1974-1981).

Giscard était le fils aîné d'un éminent financier et économiste français et membre d'une famille patricienne. Il a fréquenté l'École polytechnique (interrompant sa scolarité en 1944-1945 pour servir dans l'armée française) et l'École nationale d'administration de Paris. Au début des années 1950, il travaille au ministère des Finances.

Giscard a été élu à l'Assemblée nationale française en 1956 et a été délégué à l'Assemblée générale des Nations Unies (1956-1958). Il a été secrétaire d'État aux Finances (1959-1962) et a été nommé ministre des Finances (1962-1966) par le président Charles de Gaulle. Au cours de son premier mandat de ministre des Finances, la France a atteint l'équilibre budgétaire pour la première fois en 30 ans. Ses politiques économiques internationales - parmi lesquelles sa tentative de limiter l'influence économique américaine en France - et ses autres mesures financières conservatrices ont contribué à provoquer une récession et lui ont valu le discrédit dans les secteurs des affaires et du travail, il a été licencié.

En 1966, Giscard a fondé et a été le premier président des Républicains indépendants, un parti conservateur qui a travaillé en coalition avec les gaullistes. De 1969 à 1974, il est de nouveau ministre des Finances sous le président Georges Pompidou. Giscard a été élu à la présidence lors d'un second tour contre le candidat de gauche François Mitterrand le 19 mai 1974. L'une des réalisations notables de sa présidence a été le rôle de la France dans le renforcement de la Communauté économique européenne. Il a été battu dans un autre second tour avec Mitterrand le 10 mai 1981.

Giscard est revenu en politique en 1982, en tant que conseiller général du Puy-de-Dôme département jusqu'en 1988. Il a été élu à l'Assemblée nationale, de 1984 à 1989, et a joué un rôle important dans l'unification des partis de droite en France. De 1989 à 1993, il a été membre du Parlement européen. En 2001, Giscard a été nommé par l'Union européenne pour présider une convention chargée de rédiger une constitution pour l'organisation. Il a été élu à l'Académie française en 2003. Parmi ses nombreux ouvrages publiés figurent Démocratie française (1976 Démocratie française) et deux volumes de mémoires.

Les rédacteurs de l'Encyclopaedia Britannica Cet article a été récemment révisé et mis à jour par Amy Tikkanen, directrice des services correctionnels.


Valéry Giscard d'Estaing : l'homme qui a modernisé la France

Valéry Giscard d'Estaing a allongé ses longues jambes à l'ambassade de France à Bruxelles en me donnant sa petite conférence sur les erreurs de l'ancien Premier ministre britannique.

J'ai répondu poliment. « Monsieur le Président, les Albanais sont une petite nation juste au nord de la Grèce, qui a été admise en Europe il y a 40 ans en tant que petite nation arriérée, avec une politique pré-moderne, désespérément corrompue, récemment sous la dictature militaire. Rappelez-moi qui était le président de la France qui a appelé à l'entrée rapide d'une Grèce non réformée et non préparée dans la Communauté européenne ? » Il renifla et changea de sujet. Le fait de Giscard d'Estaing était qu'il aimait une bonne dispute. À l'époque, 1981, il balayait les critiques de laisser la Grèce entrer en Europe avec la phrase « Qu'est-ce que l'Europe sans Platon ?

Giscard est né la même année que la reine : 1926. Il était dans la Résistance à l'adolescence dans la guerre, et a rejoint l'armée française libre qui a aidé à libérer la France et est entré en Allemagne. Après cela, il s'est rendu dans la rigoureuse scolarisation de type mandarin des écoles supérieures françaises qui forment l'élite de la nation.

Sa présidence de sept ans de la France de 1974, date de son élection à l'âge de 48 ans, à 1981, date à laquelle le socialiste François Mitterrand a pris le relais, a supervisé la transformation de ce pays profondément traditionaliste, conservateur puis encore catholique. Le premier président de la Ve République, Charles de Gaulle, dictait chaque jour ce que devaient être les gros titres de la télévision française. Giscard d'Estaing a fait du pays une nation moderne, passionnante, dynamique, jeune qui est rentrée dans l'histoire.

Giscard avait en fait été le ministre des Finances de De Gaulle, un

Version française de Rishi Sunak. Dans ce rôle, il a fait la leçon aux citoyens français en brandissant des graphiques dans des émissions télévisées pour expliquer les changements économiques dont le pays avait besoin.

Sa présidence a supervisé des réformes majeures, notamment la légalisation de l'avortement et de la contraception, malgré l'opposition de l'Église et de la droite. Il confia cette tâche ardue à Simone Veil, qui avait survécu à Auschwitz et portait encore le tatouage nazi sur son bras. En tant que ministre de la Santé, elle a mené d'autres réformes en faveur des femmes.

Contrairement à la Grande-Bretagne travailliste des années 1970, lorsqu'un gouvernement travailliste déconnecté de la génération 1945 ne pouvait ni lire ni exploiter les nouvelles énergies de la génération 1968, Giscard a ouvert la France. Les chemins de fer TGV reliaient les régions de France - un exploit, car le pays fait deux fois la taille de la Grande-Bretagne. L'Airbus a décollé. Giscard, pour le dire poliment, aimait la compagnie des femmes et en promut plusieurs ministres. Il a ramené l'âge du vote à 18 ans.

Alors que le journalisme britannique tombait sous l'emprise de Rupert Murdoch et de ses fidèles rédacteurs de droite, qui préparaient la voie à la décennie de la politique de Thatcher, la génération 1968 de journalistes et d'éditeurs en France produisait de nouveaux journaux et étendait l'édition ou les stations de radio françaises. .

Sur le plan politique, Giscard n'a jamais eu la majorité à l'Assemblée nationale. Il fait face à l'opposition venimeuse et cynique de son rival Jacques Chirac, qui se plie sans vergogne aux passions anti-européennes de la droite française ainsi que de la gauche communiste.

Chirac a pris sa revanche en se présentant contre Giscard en 1981, pour diviser le vote de centre-droit, et ainsi laisser entrer le socialiste François Mitterrand. Giscard croyait qu'il y avait un pacte secret entre Mitterrand et Chirac, deux hommes profondément cyniques, pour enterrer leurs différences idéologiques afin de le vaincre aux élections de 1981. Il a rendu visite à Mitterrand sur son lit de mort en 1995 pour lui demander de confirmer ses soupçons, mais Mitterrand, comme toujours, est resté élégamment ambigu et a refusé de satisfaire la curiosité de son prédécesseur.

Giscard a pris sa revanche tardive lorsqu'il a fait campagne pour et a remporté une réduction du mandat de la présidence française de sept à cinq ans pour le général de Gaulle, mais Chirac a remporté deux mandats de cinq ans, il est donc décédé après avoir battu son rival des années 1970.

La plus grande réforme de la présidence Giscard a été de faire de la France un bâtisseur d'Europe. Giscard a mis en place le G7 avec Jimmy Carter, toujours vivant à 96 ans. Sous lui, la France a fortement soutenu le mouvement syndical polonais, Solidarité en 1980, qui a annoncé la fin du communisme soviétique.

Mais c'est son partenariat intime avec Helmut Schmidt, chancelier d'Allemagne de l'Ouest et homme de la même génération, qui a jeté les bases de l'Union européenne moderne. Ils étaient tous deux des ministres des Finances modernisateurs qui parlaient couramment l'anglais, leur langue de travail. Ils ont créé le premier système monétaire européen, précurseur de l'euro et ont organisé des élections directes pour le Parlement européen en 1979, offrant à l'Europe une base démocratique embryonnaire.

La défaite de Giscard face à Mitterrand, son aîné de dix ans, le laisse dans le vide et à seulement 55 ans, il erre en France, en Europe et dans le monde en prodiguant des conseils mais sans rien de sérieux à faire.

Il a tenté une dernière fois la politique européenne lorsqu'il a présidé le processus du traité constitutionnel de l'UE après 2000. Il a travaillé avec le brillant diplomate britannique John Kerr, qui a rédigé le traité, notamment en insérant le célèbre article 50 qui a permis plus tard au Royaume-Uni de se retirer.

Puis en 2005, son rival de toujours, Chirac, a pris sa revanche finale sur Giscard en organisant un référendum qui a fait échouer le traité constitutionnel. En vérité, la plupart de ses dispositions ont été incorporées dans le traité de Lisbonne de 2008. Ce traité a ramené l'ancien langage du traité, y compris la référence à « une union toujours plus étroite des peuples d'Europe », qu'en tant que ministre de l'Europe, j'avais supprimé du texte final de la constitution.

La plupart des référendums dans les États membres de l'UE ce siècle avec le mot Europe sur le bulletin de vote ont été perdus - un point que David Cameron aurait pu noter s'il s'était déjà intéressé le moins du monde à la politique européenne avant d'appeler son plébiscite sur le Brexit.

Giscard allait de séminaire en séminaire et, en tant que président de l'un d'entre eux, je devais expliquer devant chaque intervenant le but de l'horloge qui montrait le temps qu'il restait à chaque participant à la plate-forme. Giscard était en train de s'échauffer quand il l'a repéré, s'est arrêté et a dit "C'est quoi, ce machin?" – « Qu'est-ce que c'est que ce truc ? » Malheureusement, j'ai dû le lui dire. — C'est une horloge, monsieur le président, et elle vous dit que le temps est écoulé. Il renifla d'une manière très Giscard et termina son propos.

Giscard est entré et a quitté ses fonctions un jeune homme, mais ses sept années en tant que président ont vu plus de réformes en France et l'une des modernisations les plus rapides de l'histoire de la nation, ainsi que de jeter les bases de l'Union européenne d'aujourd'hui. Pas mal.

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Valéry Giscard d'Estaing décède des complications du Covid-19

L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing, crédité d'avoir transformé la France d'après-guerre et encouragé l'intégration européenne, est décédé à l'âge de 94 ans des suites de complications liées au Covid-19.

Giscard, qui a été leader français de 1974 à 1981, était un homme politique de centre-droit qui a libéralisé les lois sur le divorce, l'avortement et la contraception pendant ses sept années à l'Élysée.

L'actuel président, Emmanuel Macron, a rendu hommage à Giscard, dit VGE, affirmant qu'il était un "serviteur de l'Etat, un homme politique du progrès et de la liberté".

"Sa mort a plongé la nation française dans le deuil", a ajouté Macron.

Giscard avait récemment été admis à l'hôpital de Tours pour des problèmes respiratoires, et n'en a été libéré que pour retourner à l'hôpital à la mi-novembre.

Il est décédé au domicile familial voisin des suites de complications liées au virus, selon un communiqué publié par la fondation qu'il a créée et présidée.

"Son état de santé s'était aggravé et il est décédé des suites du Covid-19", a déclaré sa famille dans un communiqué.

La Fondation Valéry Giscard d'Estaing a tweeté mercredi : "Conformément à sa volonté, ses obsèques se dérouleront dans la plus stricte intimité familiale".

Il avait fait l'une de ses dernières apparitions publiques le 30 septembre dernier pour les obsèques d'un autre ancien président, Jacques Chirac, qui avait été son premier ministre. Les hommes sont devenus plus tard des rivaux politiques acharnés, une hostilité mutuelle qui a duré pendant des décennies de vie publique.

Giscard a été élu président en 1974 à l'âge de 48 ans, après des années de règne gaulliste en France, et a immédiatement cherché à libéraliser l'économie et les mentalités. Il a été crédité du lancement de grands projets, dont le réseau TGV de France et son investissement dans le nucléaire.

Son élan de réforme radicale a modernisé la société française, permettant le divorce par consentement mutuel et légalisant l'avortement, ainsi que l'abaissement de l'âge du vote à 18 ans. Il n'a cependant pas tenté d'abolir la peine de mort, à l'époque encore par guillotine.

Il a également abandonné l'uniforme de cérémonie, choisi par les présidents précédents pour leurs portraits et leurs occasions officielles, pour des costumes et des cravates Savile Row sur mesure.

Bien qu'il ait essayé de se présenter comme l'homme ordinaire, invitant les éboueurs à déjeuner à l'Élysée, passant dîner avec des familles françaises et se faisant photographier jouant au football et à l'accordéon, il était considéré par beaucoup comme arrogant et distant.

Son amitié avec le dictateur centrafricain Jean-Bédel Bokassa et les révélations ultérieures dans Le Canard Enchaîné selon lesquelles Bokassa lui avait donné des diamants alors qu'il était ministre des Finances ont nui à sa campagne de réélection.

Cette « affaire du diamant » et le ralentissement économique mondial des années 1970 qui ont mis fin à la période de prospérité d'après-guerre connue sous le nom de Trente Glorieuses, a contribué à sa défaite à la présidentielle de 1981 face au socialiste François Mitterrand.

Les hommages à VGE ont afflué de tous les horizons politiques après l'annonce de sa mort. L'ancien président Nicolas Sarkozy a déclaré que Giscard avait "travaillé toute sa vie pour renforcer les relations entre les nations européennes".

Le chef du parti au pouvoir de Macron, La République en marche (LREM), Christophe Castaner, a déclaré : « Sa politique moderne et résolument progressiste… marquera longtemps son héritage.

Giscard « a dominé presque naturellement par sa présence, sa distinction, son langage, sa vivacité et ses intuitions », a déclaré son confrère centriste François Bayrou, ancien ministre et candidat à la présidentielle.

En Europe, il a contribué à faire avancer la voie vers une union monétaire, en étroite collaboration avec son homologue allemand, l'ancien chancelier Helmut Schmidt, avec qui il s'est lié d'amitié et dont les années de direction ont presque rejoint les siennes.

Ensemble, ils ont lancé le Système monétaire européen (SME), précurseur de la monnaie unique actuelle, l'euro.

Michel Barnier, principal négociateur de l'UE dans les discussions sur le Brexit avec la Grande-Bretagne, a déclaré : « Pour Valéry Giscard d'Estaing, l'Europe devait être une ambition française et la France une nation moderne. Le respect."

Giscard était également un ardent anglophile et a pris ses fonctions un an après l'adhésion de la Grande-Bretagne à la Communauté économique européenne.

C'est à l'initiative de Giscard que les dirigeants des pays les plus riches du monde se sont rencontrés pour la première fois en 1975, un événement qui s'est transformé en sommets annuels du club du Groupe des Sept (G7).

Né dans une famille française aisée, Giscard faisait fermement partie de l'élite qu'il a étudiée à l'École polytechnique et à l'École nationale d'administration, la serre chaude de la classe politique du pays.

Il interrompt ses études pour rejoindre la résistance française à l'âge de 18 ans et participe à la seconde guerre mondiale, s'engage dans un bataillon de chars en 1944, et participe à la libération de Paris de ses occupants nazis. Il a ensuite servi pendant huit mois en Allemagne et en Autriche dans la perspective de la capitulation de l'Allemagne. Il a reçu une Croix de Guerre pour son service.

Dans les années 1950, il entre en politique et est élu député avant de devenir ministre des Finances en 1969.

En 1974, alors qu'il était au pouvoir, VGE – marié depuis 1952 à l'aristocratique Anne-Aymone (née) Sauvage de Brantes – aurait écrasé une voiture de sport empruntée dans un camion de lait à Paris au petit matin, avec une célèbre actrice. sur le siège passager. Après avoir quitté l'Élysée, il a écrit des livres mentionnant ses aventures et un roman qui laissait entendre que Diana, la princesse de Galles, n'avait pas pu résister à ses charmes. Plus tard, il a insisté sur le fait que les histoires étaient fausses et « fictives ».

Après 1981 – qui, selon lui, l'a laissé « de la frustration face à un travail inachevé » – et à tout juste 55 ans, un âge où de nombreux politiciens français commençaient à peine leur candidature à de hautes fonctions, il est resté actif dans la politique centriste, regagnant d'abord un siège à la Parlement français puis siégeant au Parlement européen.

En 2001, les dirigeants européens l'ont choisi pour diriger les travaux sur le traité constitutionnel du bloc - que les électeurs français ont ensuite rejeté. En 2004, après avoir perdu son siège législatif, Giscard met fin à sa carrière politique active.

En 2020, il a été accusé de harcèlement sexuel dans une plainte déposée par un journaliste allemand. Ann-Kathrin Stracke a affirmé lui avoir touché à plusieurs reprises les fesses lors d'un entretien à son bureau du boulevard Saint-Germain, à Paris, fin 2018. Elle a déposé plainte le 10 mars auprès du parquet de Paris.

Olivier Revol, directeur de cabinet de Giscard, a déclaré que l'ancien président n'avait "aucun souvenir" de l'interview ou de l'incident.


Valéry Giscard d'Estaing

Inspecteur des finances, membre de l'Académie française et ancien parlementaire européen, Valéry Giscard d'Estaing [alias VGE] fut le troisième président de la Ve République française (19 mai 1974-19 mai 1981). La carrière politique de Valéry Giscard d'Estaing a traversé l'histoire de la France après la Seconde Guerre mondiale. A 26 ans, Giscard d'Estaing était déjà haut fonctionnaire au ministère des Finances. Il poursuit alternativement des carrières électives et nominatives et devient à l'âge de 36 ans l'un des plus jeunes ministres français des Finances et des Affaires économiques, occupant ce poste pendant neuf ans au total. A 48 ans, il devient le plus jeune président de la Ve République.

Dans son livre Démocratie française, Giscard d'Estaing a affirmé la présence dans l'électorat d'un « vaste groupe central, déjà majoritaire, caractérisé par un comportement, un style de vie, une éducation, un regard sur le monde, une culture et des aspirations qui tendent à devenir homogène". Selon Giscard, ce groupe qui s'étend du centre droit (aile gauche du RPR), au centre gauche (aile droite du PS), souhaite des réformes significatives fondées sur des préoccupations sociales, mais rejette le dogme marxiste et les restructurations massives de la société française. . L'UDF (Union pour la Démocratie Française) devait servir de vecteur de mobilisation de ce centre en faveur de Giscard.

La réforme avait été le thème central de l'administration du président Giscard d'Estaing. Des réformes des lois nationales sur l'avortement, les lois sur le divorce, le système de télévision national et les lois sur la croissance urbaine et l'immobilier ont déjà été promulguées. De plus, sur proposition du Président, le vote a été accordé à toute personne âgée de plus de 18 ans. Le président va maintenant de l'avant avec la promulgation du premier impôt sur les plus-values ​​en France et des changements radicaux dans le droit des affaires.

Valéry Giscard d'Estaing est né à Coblence, en Allemagne, pendant l'occupation française de la Rhénanie, le 2 février 1926. Son père, Edmond Giscard d'Estaing, était inspecteur des finances, un groupe d'élite de commissaires aux comptes nationaux qui supervisent les finances de l'Etat. Il était passé de là au monde des affaires.

La mère du président Giscard d'Estaing, May Giscard d'Estaing, était issue d'une famille politique française distinguée. Son grand-père, Agenor Bardoux (1829-1897), avait été ministre de l'Instruction publique (1877-1879) dans le gouvernement MacMahon et vice-président du Sénat. Son père, Jacques Bardoux (1874-1959), était un membre influent de l'Assemblée nationale du département du Puy-de-Dôme en Auvergne. (Il est à noter que Tom Paine, auteur de Common Sense, a été élu à la Convention, la première assemblée française après la Révolution française, par les électeurs du département du Puy-de-Dôme.)

Valéry a moins d'un an lorsque sa famille rentre en Auvergne où il passe sa petite enfance. Il était très jeune lorsque ses professeurs ont perçu qu'ils avaient une

brillant étudiant. Il poursuit ses études aux lycées Janson de Sailly et Louis-le-Grand à Paris et au lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand.

C'est à cette époque que se produisit l'un des événements les plus dramatiques de la vie du jeune Giscard d'Estaing : l'occupation allemande de la France. Il est en Auvergne, au cœur de la France, lorsque les Français se rendent et il voit les Allemands entrer dans Clermont Ferrand en 1940. Sa mère le ramène à Paris pour poursuivre ses études au Lycée Janson, mais le jeune homme souhaite participer à la lutte contre les Allemands. Il rejoint une section de la Résistance française, « Défense de la France », et participe à ses activités clandestines en livrant de la littérature anti-occupation et plus tard des armes. En 1943, il voulait se rendre à Londres, mais en fut empêché lorsque l'organisation de la Résistance avec laquelle il travaillait fut démantelée par les Allemands. Mais à la libération de Paris, Giscard d'Estaing parvient à se frayer un chemin jusqu'à la Première armée du général de Lattre où il participe aux phases finales de la guerre en France et en Allemagne en tant que soldat de char. Il a été décoré de la Croix de Guerre.

La France libérée, Giscard d'Estaing reprend ses études. Il a poursuivi ses études dans deux des écoles les plus prestigieuses de France - l'Ecole Polytechnique et l'Ecole Nationale d'Administration. Cette dernière (appelée ENA) est une école d'études supérieures en administration publique. Les plus brillants diplômés de ces deux écoles entrent généralement dans l'administration, l'industrie ou la diplomatie. En 1952, il est nommé inspecteur des finances, comme son père. Avec ce parcours et cette formation, la voie de la carrière politique qu'il souhaite lui est ouverte, mais le jeune Giscard d'Estaing doit faire ses preuves. Pendant trois ans, il est le numéro deux du cabinet du ministre des Finances puis du premier ministre de la France, Edgar Faure, et le 2 janvier 1956, il est élu député du Puy-de-Dôme à l'Assemblée nationale.

Charles de Gaulle revient au pouvoir en France en 1958 et nomme en janvier 1959 Giscard d'Estaing ministre adjoint des Finances dans le gouvernement du premier ministre Michel Debré. Dans ce premier poste gouvernemental de haut niveau, Giscard d'Estaing a d'abord servi sous le ministre des Finances Antoine Pinay puis sous le ministre des Finances Wilfred Baumgartner. En janvier 1962, de Gaulle décide que l'apprentissage du jeune homme est terminé, il le nomme ministre des Finances. Il avait 35 ans. Giscard d'Estaing exercera au total neuf ans dans cette fonction clé du gouvernement français (1962-1966 et 1969-1974), les cinq dernières années sous la présidence de Georges Pompidou. Ses services en tant que ministre des Finances ont été marqués par la modernisation des institutions du ministère, la stabilisation de la situation économique française et la montée en puissance du franc français, et par une campagne acharnée contre la fraude fiscale. C'est au cours de cette période que le jeune ministre des Finances a beaucoup voyagé et rencontré certains des plus grands dirigeants du monde, notamment les présidents américains John F. Kennedy et Richard Nixon, le chancelier allemand Konrad Adenauer et le Premier ministre soviétique Nikita Khrouchtchev.

Pendant sa période hors du gouvernement (1966-1969), Giscard d'Estaing s'est concentré sur la construction de son nouveau parti politique qui a remporté d'importantes victoires aux élections législatives de mars 1967. Giscard lui-même a été réélu à l'Assemblée nationale depuis le Puy-deDôme et pour la première fois, le parti UDR s'est rendu compte qu'il n'aurait pas de majorité sans le soutien du Parti républicain indépendant. Ainsi est née une coalition gouvernementale qui a survécu jusqu'à aujourd'hui. De nouvelles élections législatives ont lieu en juin 1968, après les émeutes étudiantes de mai 1968, et Giscard d'Estaing est de nouveau élu à l'Assemblée nationale. En 1969, le président de Gaulle soumet un référendum au public sur la régionalisation. Giscard d'Estaing a publiquement plaidé pour un « non » au référendum et lorsqu'il a été battu, le président de Gaulle a démissionné, ouvrant la voie à l'élection de Georges Pompidou qui, à son entrée en fonction, a rappelé Giscard d'Estaing au ministère des Finances.

Pendant toute cette période, Giscard d'Estaing est également élu à d'autres responsabilités politiques. En France, un responsable politique peut cumuler plusieurs mandats politiques. Par exemple, Giscard d'Estaing était à la fois député à l'Assemblée nationale, membre du Conseil général du Puy-de-Dôme pour le canton rural de Rochefort-Montagne (élu en 1958) et maire de Chamalières, commune de 20 000 habitants. près de Clermont-Ferrand (élu en septembre 1967).

Il a également été élu à l'Assemblée nationale et a été maire de Chamalières, une ville près de Clermont-Ferrand. Député du Puy-de-Dème (2e Circuit : Clermont Nord et Sud-Ouest) (1967-69) Président de la Commission des finances, de l'économie générale et du Plan de l'Assemblée nationale (1967-68) Président (1970) ) du Conseil de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) Ministre de l'économie et des finances (1969-1974) Ministre d'État, ministre de l'économie et des finances (1er mars-27 mai 1974).

Avec la mort du président Pompidou, la course à sa succession était lancée. Giscard d'Estaing a choisi Chamalières comme site d'annonce de sa candidature. Son élection à la présidence de la République française le 19 mai 1974 est intervenue au terme de la campagne politique la plus dramatique que la France ait connue puisque, sur proposition du président Charles de Gaulle, les Français ont adopté en 1962 un amendement à la Constitution prévoyant la élection du chef de l'exécutif au suffrage universel. L'élection avait été provoquée par la mort prématurée du président Georges Pompidou le 02 avril 1974. Trois candidats importants sont entrés dans la course pour succéder au président Pompidou : Valéry Giscard d'Estaing Jacques Chaban-Delmas, ancien Premier ministre de France et membre éminent du UDR, le parti fondé par Charles de Gaulle et François Mitterrand, premier secrétaire du Parti socialiste français et candidat des partis de la Gauche unifiée en France, dont le Parti communiste français.

La tâche de Giscard d'Estaing n'était pas facile. Le Parti républicain indépendant, qu'il avait formé avec ses alliés politiques en 1966 et qu'il dirigeait, était le partenaire junior de la coalition gaulliste, éclipsée en taille et en importance par l'UDR. Pour être élu président, il était vital pour Giscard d'Estaing de se présenter devant Chaban Delmas au premier tour de l'élection présidentielle. Aucun des candidats ne devait obtenir la majorité ferme nécessaire et Mitterrand devait être en tête.

Le succès de Giscard d'Estaing est un hommage à son style personnel de campagne et à ses interventions efficaces à la radio et à la télévision dans les débats avec Mitterrand. Comme prévu, Mitterrand était en tête au premier tour, Giscard d'Estaing devançant facilement Chaban-Delmas. Au second tour de l'élection, le 19 mai, Giscard d'Estaing a remporté une courte victoire sur Mitterrand. Sa marge était de 342 000 voix sur 26 millions de voix. Son pourcentage était de 50,80 %.

L'élection du président Giscard d'Estaing a porté au pouvoir un homme avec une vision différente des besoins politiques de sa nation. Pour le nouveau et jeune chef d'État, la France est un grand pays avec un grand potentiel mais ses institutions politiques ont grand besoin d'être réformées. Ceux qui connaissent Giscard d'Estaing depuis sa jeunesse ne s'étonnent pas de l'accent mis par le nouveau président sur la réforme. Il était né dans une famille à orientation politique et avait manifesté très jeune le désir de participer à la vie politique de son pays.

Lors d'une conférence de presse, le 25 juillet 1974, il déclara : « Le problème en ce qui concerne nos institutions en France n'est pas permanent. Mais il y a un problème dans la manière dont ces institutions évoluent. Comme vous le savez, notre système actuel, la Ve République amendée par le référendum de 1962, est un système "présidentialiste" c'est-à-dire dans lequel les pouvoirs du Président de la République sont très importants au regard de l'élan qu'il donne à la politique. Ce n'est pas un système présidentiel en soi car dans le cadre de notre Constitution, le Parlement dispose de pouvoirs propres qui lui permettent d'utiliser une motion de censure pour rouvrir le débat sur l'orientation de la politique suivie par le gouvernement, que le Président de la République a nommé.

Au cours de son mandat, jusqu'en 1981, il a joué un rôle clé dans plusieurs initiatives internationales cruciales, dont la création du Conseil européen, l'élection au suffrage universel du Parlement européen, la création du système monétaire européen (un projet présenté conjointement par la France et l'Allemagne en 1978) et l'inauguration des sommets mondiaux des chefs d'État et de gouvernement des principales démocraties industrialisées. Le premier sommet a eu lieu à Rambouillet, en France, en 1975.

Il a rencontré le président Gerald Ford (1) à la Martinique en décembre 1974 et à Rambouillet en novembre 1975. Il a également rencontré le chef du Parti communiste soviétique Leonid Brejnev à Moscou en octobre 1975. Il a reçu de nombreux dirigeants mondiaux (2) et a visité plusieurs pays (3). Il a établi une relation de travail de plus en plus étroite avec le chancelier allemand Helmut Schmidt et travaille activement avec d'autres dirigeants européens vers un vieux rêve de l'après-guerre, la création d'une Europe politique.

Le président Giscard d'Estaing a également pris un certain nombre d'initiatives internationales importantes pour faire face aux problèmes économiques pressants. Il a été l'instigateur de l'idée d'un dialogue entre les pays riches, les pays en développement et les pays producteurs de pétrole du monde qui a abouti à la Conférence Nord-Sud. Il a également organisé la conférence de Rambouillet en 1975 au cours de laquelle des dirigeants et chefs d'État des États-Unis, de France, d'Allemagne de l'Ouest, de Grande-Bretagne, d'Italie et du Japon ont discuté des questions économiques et monétaires mondiales.

In a press meeting, October 24, 1974, he stated ".. . France's foreign policy . shows four characteristics. First of all, sovereignty of decision: France intends to be free to make the decisions that affect the development of international relations and therefore free to make these decisions on her own, while naturally respecting the treaties and agreements she has signed. Secondly, it is a world-oriented policy because I am convinced that at the present time the problems facing us do in fact face us on a world scale and that we must therefore use this perspective, the world scale, in seeking the answers. It is a policy of consultation, putting consultation before confrontation. And lastly, the fact that it is a liberal policy means that France, with a liberal policy at home, must also have a liberal policy and a liberal image abroad."

In a television broadcast, March 25, 1975, he was asked about An Independent Defense Policy "I have thought at length about this problem and I have reached the conclusion - the same one reached by General de Gaulle-that France has to have an independent defense system. France is part of an alliance, but she must guarantee her defense herself, in an independent manner. This implies two things: first of all, that we ourselves must have the means needed to guarantee our defense and secondly, that we ourselves must decide on the circumstances under which we should use these means. These are the principles that currently guide France's independent defense policy."

Interviewed in Le Figaro, November 12, 1975, he stated "Of all the countries with which the Soviet Union enjoys bilateral cooperation, France is the one with which it has the best relationship. Of course, there are countries that have greater economic and industrial means than we do, but taking into account the scale of means, French-Soviet cooperation works the best. I think this is because our economy has an overall structure, half state-run, half liberal, that enables us to adjust more easily than others to the mechanisms of the Soviet economy. And the atmosphere during our talks about cooperation was very positive."

The UDF was initially made up of the Republican Party (PR), the Center for Social Democrats (CDS), the Radical Socialists (Radicals), the Democratic Socialist Movement of France (MSDF), the Democratic Socialist Party (MSD), the Christian Democratic Party (CD) and some of the Center for National Independents (CNI). The PR was by far the largest with about 14 percent of the national vote (the CDS - 5 percent, Radicals 2 percent, etc.).

Historically, attempts to unify the center had foundered on a combination of personality conflicts and differing programs. The creation of the UDF effectively made Giscard the spiritual leader of the component parties (reducing the importance of the personalities of the individual party leaders) and the government's program provided the common ground for their individual party programs. The UDF controlled the presidency, the prime ministry, the government and its levers of power. There were sufficient "spoils" and each party had a vested interest in unity. Also, a Giscardian generation is slowly assuming power within the parties and their political futures are linked to the president's. Thus a basis for unity existed.

Giscard's goal remained to govern from the center, weaken the political extremes, and allow eventually for some form of cooperation with the moderate opposition. The PS having broken the communist domination of the left's electorate, the UDF must gain control of the majority's electorate. In theory, if the UDF and PS could shift power to the center, cooperation would be possible. The Gaullists and communists would be relegated to a second position, and France could participate in the general social democratic trend of development in Western Europe.

In 1977 Giscard was low in public esteem, generally considered ineffective and hesitant, and up against a left electoral coalition which was an odds on favorite to deprive his government of a parliamentary majority. A year later, he had never looked stronger. He has gotten through the election with his majority intact and with the reputation of having made a personal contribution to the victory through two well-timed interventions in the campaign. He inspired the creation of a major political organization devoted to his philosophy.

He managed to look innovative in his co-sponsoring (with Schmidt) of a new European monetary system and in his disarmament proposals (and to win some support for them at the UN special session on disarmament) and to look decisive in his dispatch of French troops to Shaba to protect European citizens there. He kept the lid on social unrest while promulgating an economic program with potentially radical structural implications. And he maintained an unprecedented popularity level in the opinion polls. The French president appeared to have no challenger among European leaders in the degree of flexibility he enjoys for implementing his policies.

To his early reputation as an academic wunderkind, he sought to add (with considerable success in the public eye) the qualities of rationality, humanis, and steadiness. His press conferences, his speeches, and his periodic "seminars" with his cabinet reflect a leader fully on top of his brief, with a clear idea of where he wants to go, and a tranquil confidence that he knows how to get there. He had a knack for exploiting the humane aspects of his polices-e.g. on the Shaba rescue operation and the decision to cancel the reprocessing deal with Pakistan. He showed an ability to turn luck to advantage his well-publicized conviction that the majority would win the March 1978 election brought him more of the credit for its victory than he deserved.

President Giscard d'Estaing traveled widely in the United States, as a student, as a journalist (he did an interview of the late Senator Robert Taft for Paris-Presse), and as a parliamentarian. He has been a parliamentary member of the French delegation to the United Nations. As Minister of Finance, he represented France at a number of the meetings of the International Monetary Fund in Washington. President Giscard d'Estaing speaks English.

Giscard d'Estaing always liked sports. He played football (called soccer in the United States) and is an accomplished skier. In 1967, along with Maurice Herzog, the conqueror of Annapuma, he was the first person to ski down the north face of Mont Blanc. He piloted airplanes and helicopters. He was an avid reader and a lover of good music, particularly Mozart. He himself played the piano and the accordion. He had a country house, l'Etoile, near Authon, in the Loir-et-Cher department where he spent many weekends with his family.

The President was married to Anne-Aymone de Brantes.

After he left the presidency, Giscard d'Estaing was again elected to the National Assembly from Puy-de-D me and served from 1984-1989 he was reelected in 1993 and 1997. Elected as a deputy to the European Parliament in 1989, Giscard d'Estaing served in that capacity until 1993. In October 1997, he was elected president of the Council of European Municipalities and Regions and reelected in 2001. In December 2001, the European Council appointed him president of the Convention on the Future of Europe.

By 2003 former president of France, Valery Giscard d Estaing, headed the 105-member convention working on the European constitution. He says when completed, the document will represent a major crossroads in European history, much as the US Constitution did in American history. The Philadelphia Convention in 1787 was such a determining moment in American history, the former president said. The 12 or 13, because as you know one abstained, 13 newly independent founding states of the United States of America were economically weak, financially almost bankrupt, internally divided with the population of about 3.5 million, including slaves, and still exposed to external threats. Despite a very strict deadline and a sometimes idiosyncratic presidency by the aging former French president Giscard d Estaing, the Convention fulfilled its task.

The rejection of Europe s Constitution by a comfortable majority of voters in France on May 29 (54.7%) and a few days later on June 1 in the Netherlands (61.6%) delivered a painful end to a constitutional process that had started under very good auspices.


A Rapid Rise in the Bureaucracy

In 1952 Giscard was named inspecteur des finances and began a meteoric bureaucratic career. He was one of the leaders of a new generation of civil servants who eschewed traditional norms of both neutrality and maintaining the status quo. Rather, they were committed to modernizing the French economy and thereby avoiding the problems that had afflicted France since the 1870s.

Young Giscard turned to politics earlier than many of his bureaucratic colleagues. In 1956 he was elected to parliament from his home department of the Puy-de-Dome, which he continued to represent into the 1980s. Meanwhile, he was building his career in Paris as well. In 1955 he was named deputy director of Prime Minister Edgar Faure's personal staff.

Like many bureaucrats of his generation, Giscard was ready to participate in General de Gaulle's first government of the Fifth Republic in 1959 because the general's goal of grandeur meshed neatly with his desire for economic growth. Because of his political as well as bureaucratic background, Giscard was able to start near the top. He was named deputy finance minister in that first government and was the youngest member of the cabinet.

For the first 23 years of the Fifth Republic, Valéry Giscard d'Estaing held a variety of critical posts. In 1962 he was named minister of finance and economic affairs. He resigned that post in 1966, but served as chair of the National Assembly Finance Committee for the next two years. President Georges Pompidou reappointed Giscard minister of the economy and finance after his election in June 1969. Giscard held that post until Pompidou's death in 1974. Giscard d'Estaing then ran for president (as a member of the Independent Republican Party) against the Socialist leader François Mitterrand, and won the election held immediately thereafter. He served a full term as president but in seeking re-election in 1981 he was defeated by Mitterrand.


Valéry Giscard d’Estaing, 94, Is Dead Struggled to Transform France

As a conservative president, he sought to make government more responsive to the people but was thwarted by an economic slowdown, demographic shifts and an imperious bearing. He died of Covid-19.

Valéry Giscard d’Estaing, the modern-minded conservative who became president of France in 1974 vowing to transform his tradition-bound, politically polarized country, only to be turned out of office seven years later after failing to accomplish many of his goals or to shed his imperious image, died on Wednesday at his family home in the Loir-et-Cher area of central France. He was 94.

His foundation said the cause was complications of Covid-19.

A polished product of France’s best schools, Mr. Giscard d’Estaing had been encouraged to believe that it was his destiny to rise to the pinnacle of government. And he did, swiftly.

But by the time he was ousted from the presidential palace in 1981, roundly defeated in his re-election bid by the socialist François Mitterrand, few French were ascribing greatness to him.

Mr. Giscard d’Estaing (pronounced ZHEES-carr DEHS-tang) had come to office declaring that he would take hold of the overbearing presidency he had inherited from Charles de Gaulle and Georges Pompidou and make it more responsive to the will of the people — soften it.

But the French government remained centralized under his administration, and the power it gave the French president remained far greater than that enjoyed by his Western European and American counterparts — a point of which Mr. Mitterrand was sure to remind voters in the campaign. He plainly alluded to Mr. Giscard d’Estaing’s aristocratic mien in asserting that the president had behaved like “a sovereign monarch with absolute power.”

As president, Mr. Giscard d’Estaing was hindered by an economic slowdown in Western Europe after more than two decades of almost continuous postwar expansion. A demographic shift had resulted in an aging larger segment of the French population being supported by an economically active smaller base — a situation that became even more acute throughout Europe during the global economic crisis set off in 2008.

But he drew praise for presiding over an expansion of nuclear energy that supplied France with abundant cheap electricity and helped its industries remain competitive. And while he had a mixed, often disappointing record in foreign policy, he was at his best in Western European affairs.

Mr. Giscard d’Estaing pushed for the establishment of the European Council, where heads of government met regularly. And the Franco-German alliance, a cornerstone of Western European unity after World War II, was at its strongest under him, thanks largely to his close friendship with Chancellor Helmut Schmidt of West Germany.

Valéry Marie René Georges Giscard d’Estaing was born on Feb. 2, 1926, in Koblenz, Germany, where his father, Edmond, was serving as a finance ministry official for the French occupation of the Rhineland after World War I. His mother, May Bardoux, belonged to a family active in conservative politics she claimed to be a descendant of Louis XV, the Bourbon king who ruled from 1715 to 1774. Edmond Giscard traced his lineage to a noble family that thrived before the French Revolution. Those claims of noble blood have been disputed by historians, however.

Valéry attended the prestigious Lycée Janson de Sailly in Paris. Still a teenager during World War II, he joined a tank regiment of the Free French Forces as Allied troops advanced into Germany in 1945. He received both the Croix de Guerre and the Bronze Star.

After the war, he graduated near the top of his class in the École Polytechnique and the École Nationale d’Administration, the elite institutions of higher learning that trained generations of technocrats to run the government bureaucracy.

On completing his studies in 1952, he married Anne-Aymone Sauvage de Brantes, a descendant of a steel dynasty. Each brought a chateau to the marriage, his being near the city of Clermont-Ferrand in the Auvergne region of central France. They had another house in Auteuil, one of Paris’s most fashionable neighborhoods. They had two sons, Henri and Louis Joachim, and two daughters, Valérie-Anne and Jacinte. (Information on survivors was not immediately available.)

Mr. Giscard d’Estaing began his rapid ascent through government in 1953 with a stint in the finance ministry and as an administrative aide to Prime Minister Edgar Faure. He then won election to the National Assembly in 1956, representing Auvergne in a seat that had been held by his maternal grandfather and great-grandfather. He soon earned a reputation as a brilliant technocrat and a polished speaker.

When President de Gaulle founded the Fifth Republic in 1959, he invited Mr. Giscard d’Estaing to rejoin the finance ministry. Three years later, de Gaulle elevated him to finance minister. At 34, he was the youngest official ever to fill that post. He immediately impressed Parliament by delivering his first budget speech without notes.

Mr. Giscard d’Estaing embraced Gaullist policies. He sought to limit American influence in Europe by calling for alternatives to the dollar in global trade and finance. He warned about the growing presence of American corporations in Europe. But de Gaulle and his prime minister, Pompidou, were less enthralled by the popular reaction to their finance minister’s domestic policies.

While Mr. Giscard d’Estaing did succeed in cutting the annual inflation rate, his austerity policies — cuts in public spending, tax increases, and wage and price controls — fostered a recession and drew cries of outrage from business and labor in January 1966 he was summarily dismissed as finance minister. It was the first setback in his career, perhaps in his life, and he still sounded crushed when talking about the incident years later.

“I was sacked like a servant,” he told The Observer of London in 1972. Critics pointed out that in fact he had been a civil servant.

Forming a moderate conservative political faction of his own, Mr. Giscard d’Estaing then campaigned against the aging de Gaulle on an issue, parliamentary reform, that ended de Gaulle’s political life in 1969 through a popular referendum. De Gaulle immediately stepped down after a majority of the French voted against it.

While many Gaullists never forgave Mr. Giscard d’Estaing, he nonetheless formed a political alliance with Pompidou, a de Gaulle protégé, who went on to win election as president in 1969.

The new president rewarded Mr. Giscard d’Estaing by appointing him finance minister a second time. When Pompidou died of cancer in 1974, Mr. Giscard d’Estaing emerged as a conservative coalition’s candidate for president against a powerful Socialist-Communist alliance led by Mr. Mitterrand.

In one of the closest, most exciting elections in French history, Mr. Giscard d’Estaing gained a wafer-thin victory margin of about 425,000 votes out of 25.8 million ballots cast. At 48, he was the youngest head of state since Napoleon. His grace and intelligence led pundits to call him the “Gallic Kennedy.”

Mr. Giscard d’Estaing sought to build on this honeymoon by casting himself as more relaxed and less pompous than his predecessors. For formal occasions and photographs he wore a business suit instead of buttoning his tall, slender frame into the traditional morning coat or military uniform. He occasionally played romantic tunes on an accordion for television crews.

But other attempts to set aside his aristocratic style and project a populist image backfired. When this new president claimed to have donned disguises and strolled anonymously down the Champs-Élysées, cartoonists gleefully depicted him in a beret and dark glasses, with a cigarette dangling from the side of his mouth, as he sat at a sidewalk cafe. When he asserted that as a teenager he had participated in the French Resistance against Nazi occupation by furtively distributing anti-German pamphlets, he was mocked by left-wing rivals and a skeptical news media.

A sagging image wasn’t the president’s only problem. Huge spurts in global oil prices, first in 1973 and again in 1979, led to sharp increases in fuel costs, which helped provoke economic slowdowns or recession throughout Western Europe.

Mr. Giscard d’Estaing was able to claim a notable success by committing France, more than any other country, to nuclear energy. Nuclear power plants provided almost all the nation’s electricity, thus sharply reducing oil imports. He also saw that government subsidies and investments were channeled toward large private corporations in aircraft manufacturing, high-speed trains, automobile production and other industrial sectors deemed to be important for economic competitiveness.

But in many cases, such state intervention merely hid companies’ flaws and inefficiencies. The economy slowed, putting a strain on public finances. Yet expectations among the French remained high, because the postwar era had left them with free education through the university level, free medical benefits, subsidized housing, generous pensions, and unemployment payments that nearly equaled an employee’s last salary.

Much to the public’s displeasure, the government was forced to pursue an austerity program to close the gap between public spending and revenue. Unemployment, particularly among young people, rose steeply.

In his re-election campaign, Mr. Giscard d’Estaing tried to draw an alarming picture of what life would be like under a left-wing government. “Adieu to the stability of the franc and the freedom of enterprise,” he asserted, “adieu to nuclear independence and France’s rank in the world — we have seen it happen elsewhere we would see it here as well.”

But the scare tactic failed. Years of economic austerity and rising discontent with the president’s style brought Mr. Mitterrand and his Socialist-Communist coalition to power in 1981.

After stepping down from the presidency, Mr. Giscard d’Estaing remained active in politics, returning several times to the National Assembly from his Auvergne district.

He re-emerged in the news this year when Ann-Kathrin Stracke, a reporter for WDR, a German public broadcaster, accused him of repeatedly groping her buttocks after an interview in 2018. His lawyer said that Mr. Giscard d’Estaing had no recollection of the incident. An official police investigation was opened, but there has been no word on its status.

Mr. Giscard d’Estaing came to shed his image of moderation in favor of a more nationalist posture in the national debate over immigration. In an interview in 1991 with the newspaper Le Figaro, he asserted that “the type of problem we will be facing” concerning immigration has moved “toward that of invasion.” He suggested that French citizenship should be conferred as a “blood right” — a nebulous phrase borrowed from neo-fascists and often construed as racist — rather than as a birthright.

Taking an active role in European Union politics, he staunchly opposed attempts by Turkey to become an E.U. member on the grounds that it was a Muslim, non-European nation he thus became the first European politician of such high stature to voice that position publicly.

(Negotiations on Turkey’s membership remain stalled over E.U. members’ concerns on matters like human rights, immigration and the rule of law.)

Mr. Giscard d’Estaing was blunt about any talk of embracing Turkey. “In my opinion,” he told the leading French daily, Le Monde, in 2002, “it would mean the end of Europe.”


Greece Bids Farewell to Former French President Valery Giscard d’Estaing

Valery Giscard d’Estaing. Credit: Roland Godefroy /Wikimedia Commons/ CC BY 3.0

Former president of France Valery Giscard d’Estaing passed away on Wednesday at the age of 94, with Greece bidding farewell to a great philhellene and supporter.

Giscard d’Estaing, who was the president of France from 1974 to 1981, had a long friendship with Greece’s then Prime Minister Konstantinos Karamanlis, who served from 1974-1980, and was instrumental in the country’s accession to the European Economic Community (now the European Union) in 1980.

Karamanlis returned to Greece on July 24, 1974 on Giscard d’Estaing’s presidential aircraft, after the fall of the military dictatorship. It was a gesture of support for the restoration of democracy in Greece, and at the same time a very personal gesture of friendship to Karamanlis.

Giscard d’Estaing’s political support was crucial at the time, as the seven-year junta regime had led to Greece being isolated from the rest of the world.

Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis bid a final farewell to the French politician with the following tweet:

“Democracy returned to our country on his airplane. And with his support our country joined the European family. With gratitude and grief, Greece bids farewell to its great friend Valery Giscard d’Estaing.

Με το αεροπλάνο του επέστρεψε η Δημοκρατία στη χώρα μας. Και με τη στήριξή του εντάχθηκε στην ευρωπαϊκή οικογένεια. Με ευγνωμοσύνη και συγκίνηση η Ελλάδα αποχαιρετά τον μεγάλο της φίλο Βαλερί Ζισκάρ Ντ’ Εστέν.

&mdash Prime Minister GR (@PrimeministerGR) December 3, 2020

Giscard d’Estaing and Greece

The French politician was familiar with the sociopolitical situation in Greece. Serving in France’s Ministry of Finance from 1959 until 1966, he had visited Greece before the 1967 military coup and learned first-hand about Greek politics and finance at the time:

“I had known Greece before the military dictatorship, when I was Minister of Finance,” he had stated in an interview with Le Monde. “At that time, the country showed a state of decline and disorganization. This unrest at the highest state level led to the establishment of the dictatorship of the colonels.

“During this period, in which relations between Paris and Athens were completely severed, I had met with the former Prime Minister, Konstantinos Karamanlis, who was in exile in Paris and had gathered around him many of his compatriots.”

Giscard d’Estaing was elected president only two months before the fall of the junta in Greece. The French President was gratified to be able contribute to the restoration of democracy in the country where democracy was born:

“Shortly after my election, the colonels were ousted from power due to their clumsy initiative in Cyprus,” he told Le Monde. “Konstantinos Karamanlis was called upon to lead a government of national unity.

“I offered him a plane and he returned to his country in a Falcon of the French presidency. Of course, this image had a huge impact. In the years that followed, we first signed a military alliance with Athens. Then came the question of joining the EEC (European Economic Community).”

The French president played a pivotal role in the negotiations for Greece to become the eighth member of the EEC:

“There have been many reservations from our partners,” Giscard d’Estaing said. “The country was disorganized, its democracy had not yet been consolidated, it had no common borders with any member state. I made the decision, stressing that this had to be done to strengthen democracy… I signed the deed for the accession of Greece to the Community, on May 28, 1979 in Athens.”


Five little quotes from Valéry Giscard d'Estaing that go down in history

Man of letters, Valéry Giscard d'Estaing, who died on Wednesday from Covid-19 at the age of 94, was also a television man.

Whether during his speeches, looking at "France in the depths of the eyes" or his games against François Mitterrand, "VGE" marked the history of politics with his famous "little phrases".

January 10, 1967: "Yes, but", facing De Gaulle

In 1966, Giscard distanced himself from General de Gaulle by creating the National Federation of Independent Republicans (FNRI).

The following year, he defined his position in the Gaullist majority by the famous formula "yes, but".

Furious, De Gaulle replied the next day in the Council of Ministers: “We do not govern with corn.

April 8, 1974: "I would like to look at France in the depths of my eyes"

This is the story of an express campaign.

With the death of Pompidou, on April 2, 1974, two years before the end of his mandate, four candidates from the majority dispute his succession.

Chaban-Delmas launches the first on April 4.

Giscard, then Minister of the Economy, waited four more days.

From the town hall of Chamalières, he launches: "I would like to look at France deep in my eyes".

Two weeks later, he completed his formula on the television news: “I said that I wanted to look at France in the eyes, but I would also like to reach its heart.

May 10, 1974: "You do not have, Mr. Mitterrand, the monopoly of the heart"

, he assures us: “I believe that I was elected President of the Republic thanks to a ten-word sentence.

This sentence, he hammers it several times during the televised debate between the two rounds which opposes him to François Mitterrand.

The latter accuses him of the "lack of heart" of his economic policy.

The answer is scathing: “You don't have Monsieur Mitterrand, the monopoly of the heart.

You don't have it… I have a heart like yours which beats at its rate and which is mine.

You don't have a monopoly on the heart.

The following week, he won the second round by 400,000 votes in advance (50.8% against 49.2%).

May 5, 1981: "Mr. Mitterrand, you have been managing the ministry of speech since 1965"

François Mitterrand takes his revenge on Valéry Giscard d'Estaing seven years later.

Coming in third position in the first round, Jacques Chirac stabs a dagger in the back of his best enemy, declaring: "On May 10, everyone will have to vote according to their conscience".

Even if he indicates that he will vote personally for Giscard, the damage is undoubtedly done.

In the debate between the two rounds, the outgoing one goes on the attack: “Mr. Mitterrand, you have been managing the ministry of speech since 1965 and I have been managing France.

You are the man of the past ”.

To which the socialist candidate replies: “And you, the man of the passive.

Valéry Giscard d'Estaing lost three points against François Mitterrand.

On television, he sends a “departure message” to the French, which he concludes with a sinister “goodbye”, before getting up and leaving the studio live in front of the camera filming his empty chair.

Long seconds that he will explain later by the distance he had underestimated between his chair and the door.

Death of Valéry Giscard d'Estaing: Majority at 18, IVG… The reforms which marked the seven-year term of “VGE”


Valéry Giscard d’Estaing obituary

As Valéry Giscard d’Estaing became the Grand Old Man of French politics – a position he held for at least two decades – it became harder to recall the intellectually brilliant and reforming politician who in 1974 became the Fifth Republic’s youngest president.

Giscard, who has died aged 94, was 48 when he became president and only 55 when he stopped, after one seven-year term, meaning he experienced his political career go into decline at an age when most of his contemporaries were only just making a bid for high office. Thereafter Giscard fought to remain relevant, particularly in European politics, as he saw off his bitter rivals – François Mitterrand and Jacques Chirac – to become the longest lived former French president in history. It would be a mistake, however, to remember Giscard, or VGE as he was often known, solely for his longevity.

His presidential victory brought a fresher, more socially liberal and modernising figure to the Élysée Palace after the stuffy postwar authoritarianism of General Charles de Gaulle and Georges Pompidou. Giscard arrived at the tail end of the “Trente Glorieuses” – the 30 golden years of postwar economic prosperity in France – and swept out some of the dust: reducing the voting age to 18 introducing divorce by common consent and the legalisation of abortion overseeing the creation of France’s high-speed TGV rail network and promoting nuclear power as a pillar of French independence.

Giscard called himself the “conservative who likes change” and a “normal president” he shunned the ceremonial dress of his predecessors, preferring navy blue suits and ties, albeit bespoke from Savile Row, for his official portrait.

To boost the idea that he had the common touch, he was photographed playing football and the accordion, while his wife, Anne-Aymone de Brantes – who had a genuine aristocratic background – was pictured by Paris Match magazine in the Élysée kitchen, brandishing a shiny pan that had clearly never been anywhere near a stove, held in the tips of fingers that had perfectly manicured nails.

Despite attempts to paint himself as a people’s president, a JFK à la Française, Giscard was always grand, claiming to be descended from Louis XV and suffusing the presidential office with the regal mien of a republican monarch. His PR forays into popular style, including inviting refuse collectors to breakfast at the Élysée and turning up unannounced to dine with French families, were considered condescending by the country’s press and he was sometimes accused of haughtiness and snobbery.

Valéry Giscard d’Estaing playing the accordion on national television in 1971 when he was economics minister. Photograph: AFP

Margaret Thatcher as British prime minister is said to have found him patronising and there was not a great deal of warmth in their relationship. “She was not very pro-European,” he said. “She was ardently pro-British, and she saw Europe as a large free-trade zone.”

Giscard was born in Koblenz, Germany, during the French occupation of the Rhineland in the aftermath of the first world war. He was the second of five children, and the elder son, of a high-ranking civil servant, Edmond Giscard d’Estaing, and his wife, May (nee Bardoux). Edmond Giscard had adopted the noble-sounding d’Estaing to the family name in 1922, linking it to a lineage officially extinct in the late 18th century.

The family was well off and set out to offer the young Valéry as many advantages as possible for a high-flying career that was mapped out from the cradle. He was educated at the prestigious Louis-le-Grand lycée in Paris but interrupted his studies to join the army after the outbreak of the second world war.

Although Giscard’s father was a strong supporter of the Nazi collaborationist Vichy government and was decorated by its leader, Marshal Philippe Pétain, Giscard declared his support of the exiled De Gaulle and was drafted into the French Second Armoured Division as a brigadier after it landed in Normandy in 1944. He was later awarded the Croix de Guerre for bravery under fire.

After the war, he was admitted into France’s top grande école, the Polytéchnique, in Paris, and went on to attend the newly founded Ecole Normale d’Administration, the hothouse for France’s civil service and political elite.

His family connections with big business and his aristocratic marriage to Anne-Aymone in 1952 were important advantages in his rapid political advancement. He became a member of the Assemblée Nationale at 30 after winning a traditional family constituency in the Auvergne and was a junior minister at 33.

Five years later, in 1962, he was made minister of finance under De Gaulle, who predicted the young, ambitious politician would one day betray him, but that Giscard would do it “elegantly”. As foretold, in 1969 Giscard led internal rightwing opposition to De Gaulle’s referendum on abolishing the senate – the French parliament’s upper house – and was largely instrumental in De Gaulle’s humiliating defeat and resignation.

When De Gaulle’s successor, Pompidou, died in April 1974, five years into his seven-year mandate, Giscard stood and narrowly beat Mitterrand. He was the first French presidential candidate to appreciate and use television appearances to boost his election campaign.

While responsible for many modernising reforms, including loosening government control over state-financed radio and television, Giscard refused to abolish the death penalty, and three people were executed by guillotine during his term in office. He told journalists 10 years ago that he would probably have maintained the death penalty if re-elected. It was finally abolished in 1981 under Mitterrand.

The second global oil crisis, in 1979, brought the Trente Glorieuses to an abrupt end, throwing Giscard’s economic programme off track and leading to record inflation in France. Partly as a result of the crisis, he accelerated a campaign for European unity, mainly through a close friendship with the West German chancellor Helmut Schmidt. Between them, they persuaded Europe’s partners to hold regular summit meetings and set up the European monetary system. On the wider international field, Giscard was the first western leader to support the Soviet leader Leonid Brezhnev in establishing the Helsinki agreement.

But in Africa, where he oversaw French military intervention in Chad, Zaire (now the Democratic Republic of the Congo) and Mauritania, Giscard risked his reputation through his friendship with the Central African emperor and tyrant Jean-Bédel Bokassa. The French president was ridiculed by the press for receiving gifts of diamonds and a hunting lodge from the dictator, who accompanied Giscard on safaris.

Press attacks over this issue led to Giscard abandoning the relaxed approachable style he had adopted in the early months of his presidency and eventually he seemed isolated from the electorate. His acceptance of the gems from Bokassa, later reported as the “diamond affair” by the satirical newspaper Le Canard enchaîné, would return to damage his re-election campaign.

Giscard had appointed Chirac his prime minister but relations between the two men quickly soured and in the 1981 presidential campaign, Chirac, a rightwing Gaullist, supported the socialist Mitterrand. When Giscard finally left the Élysée after handing over power to Mitterrand, he was booed and spat on by the crowd.

Valéry Giscard d’Estaing in April 1974 after announcing his resignation as finance minister so that he could stand for the presidency. Photograph: AFP/Getty Images

Chirac’s betrayal caused a rift that lasted until his death last year. Giscard did not accept defeat gracefully and sought to remain in the political limelight, never missing an opportunity to snipe at Chirac from the backbenches of the Assemblée Nationale.

His attempts to maintain a high political profile were continually frustrated, although he won elections as a deputy and an MEP, and as president of the regional council of Auvergne, based in Clermont-Ferrand. He never fully recovered from the ridicule and suspicion aroused by his friendship with Bokassa and his attempt to introduce a European constitution, which he himself drafted, was killed off after French voters rejected it in a 2005 referendum.

Like many French presidents, Giscard was notoriously unfaithful to his wife. After it was reported that he had crashed a Ferrari borrowed from the film director Roger Vadim into a milk float in the early hours of a September morning in 1974, with a celebrated actress in the passenger seat – an incident he later denied – he was nicknamed Valéry Folamour (Crazy Lover).

In 2009 he wrote a novel called The Princess and the President, about an affair between an elder French statesman and a certain Patricia, Princess of Cardiff, a barely disguised Diana, Princess of Wales, whom he had met and admired. Afterwards, Giscard insisted the affair was “fiction” and a figment of his writer’s imagination. In May this year, a German journalist filed a legal complaint against Giscard, alleging he had repeatedly grabbed her after an interview in 2018.

Giscard was the first sponsor of the Musée d’Orsay, the Paris museum dedicated to 19th-century art and architecture, but perhaps the French should remember – and thank – him as much for what he stopped than what he allowed. One of his first actions as president was to halt development schemes to build skyscrapers and office towers in Paris, insisting that its monumental treasures and unencumbered skyline should be preserved.

He is survived by Anne-Aymone and three of their four children, Valérie-Anne, Henri and Louis. The couple’s younger daughter, Jacinte, died in 2018.

Valéry René Marie Georges Giscard d’Estaing, politician, born 2 February 1926 died 2 December 2020


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